C’est celui qui dit qui y est !

Après plusieurs années de formations, des dizaines de livres ingurgités et des débats de plusieurs heures avec mes pairs, je pense que cette phrase résume énormément de concepts.

Cela revient à dire que lorsque je porte un jugement sur autrui, c’est finalement une part de moi que je n’accepte pas, que je dénonce. C’est ce qui me fait dire qu’on a beaucoup plus à apprendre sur nous auprès des personnes qui nous mettent dans l’inconfort.

En ce qui me concerne, la sincérité, la spontanéité sont des valeurs auxquelles je tiens le plus. Ainsi, dans mes relations, je suis très mal à l’aise lorsque les échanges sont dans la retenue….

J’avais vite fait de faire des raccourcis du type :  » il/elle manque de simplicité » ;  » il/elle est fausse « . Mais lorsque je regarde de plus près, et si j’inverse cette phrase en disant :  » je manque de simplicité  » ou  » je suis fausse « . La phrase est finalement aussi vraie que la première. Car, oui, avec ces personnes, je ne suis plus tout à fait authentique, je ne suis pas vraiment sincère…

Car la relation se construit à deux et il se peut que la personne dont je parle ressente exactement la même chose.

Ce jugement peut même s’amplifier à mesure que je me persuade que la relation que j’aie avec cette personne est et restera superficielle. En étant convaincue de ça et en ne me remettant pas en question, je vais pouvoir prouver que j’ai parfaitement raison.. (Et ça m’arrange bien…). Ce concept est illustré notamment dans la pratique du « WORK » qui est une méthode de questionnement inventée par Byron Katie, une américaine qui a un jour été touchée par la « grâce ». Elle était déprimée et hospitalisée pour une forme de démence et s’est réveillée un jour transformée.

Sa perception du monde avait changé. Elle en a tiré une méthode dont le principe est : « Ce n’est pas une situation difficile en soi qui cause notre souffrance, mais bien notre pensée face à cette situation ».

« The Work » est composé de 4 questions destinées à démanteler notre pensée et se termine par une inversion comme je l’ai fait en disant « je manque de simplicité ».

Je trouve ce modèle très puissant. Je l’utilise sur moi régulièrement (parfois, l’inversion seule suffit à me faire prendre conscience de mon erreur) mais également avec mes clientes.  A méditer !

Je vous invite donc à acheter son livre si vous souhaitez en savoir plus !

Emilie Lagon, le 12 juillet 2017